« Le requiem d’un soupir » : vivre avec l’asthme ☆☆☆

Salut à tous ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai reçu de la part de la maison d’édition Livr’s (merci à eux pour cet envoi) : « Le requiem d’un soupir » de Tiffany Schneuwly. Quand j’ai vu que l’histoire tournait autour de la maladie j’ai sauté sur le roman parce que c’est un peu « ma came » ce genre d’histoires, comme vous avez pu le voir avec mon addiction à « Five Feet Apart ». Le livre était sympa mais j’ai quelques petites choses qui ont fait que j’ai été mitigé à la fin de ma lecture…

La vie de Mercedes est loin d’être facile. Aujourd’hui agée de 19 ans elle souffre d’un asthme sévère ce qui l’empêche de vivre sa vie comme elle l’entend. Avec une mère surprotectrice Mercedes commence de plus en plus à exploser alors que celle-ci ne désire qu’être avec ses amies et vivre son histoire d’amour avec Arnaud. Elle prend la décision de se battre contre sa maladie (et sa mère) pour tenter de gérer sa vie par elle-même.

Pour commencer parlons de la couverture que je trouve vraiment très jolie ! Elle est simple, délicate et poétique. Le pissenlit est un symbole fort vis-à-vis de l’asthme, le besoin de souffler pour faire s’envoler les aigrettes. Les couleurs pastels rappellent le ciel mais également, d’après moi, l’hôpital avec le blanc que l’on connait bien. Une couverture très délicate qui correspond parfaitement à l’histoire.

J’ai trouvé l’écriture de l’autrice très naturelle et simple avec des personnages très bien construits et une vraie diversité des personnalités. On remarque vraiment la poésie de Tiffany Schneuwly à la fin lors d’un discours très poignant, presque enfantin mais avec une symbolique bien présente. J’avoue avoir eu quelques longueurs mais rien d’alarmant. J’ai trouvé que les thèmes abordés étaient particulièrement intéressants avec l’image de la surprotection, de la force de l’amitié et de l’amour, et surtout de l’asthme qui est plutôt invisible dans la littérature alors que c’est quelque chose qui touche quand même pas mal de monde.

J’avoue que l’histoire aurait pu être très bonne pour moi mais impossible d’entrer réellement dans cette lecture. J’ai été déçue de ne pas pouvoir me lancer à corps perdu dans cette histoire sachant que je trouvais vraiment le thème de l’asthme intéressant et très peu traité dans la littérature. Qu’est-ce qui m’a empêché de me plonger dans le quotidien de Mercedes ? La romance ! Contrairement à un livre comme « Five Feet Apart » ou « Nos Etoiles Contraires » où la romance commence en douceur et où on assiste vraiment aux prémices de l’amour, pour ce roman tout va trop vite ! Le fameux cliché du « coup de foudre » pointe le bout de son nez avec un garçon qui arrive de nulle part et tous les deux tombent littéralement immédiatement amoureux, ils ne se sont jamais parlé et d’un coup c’est l’amour fou. Le manque de réalisme de cette romance m’a totalement abattu dans l’histoire. Ne parlons même pas du personnage du petit-ami, Arnaud, qui est juste trop parfait. J’avais l’impression d’être face à un prince Disney. Le jeune homme N’A AUCUN DEFAUT ! Tous les êtres humains ont des défauts, font des erreurs mais là on est face à un personnage insipide, ennuyeux et prévisible au maximum parce que trop lisse. Vraiment une grosse déception de ce côté. Un autre aspect gênant, mais qui reste dans cette fameuse romance : les scènes de sexes. Je trouve qu’elles n’apportaient rien au livre, c’était juste malaisant avec des descriptions dont, honnêtement, on se passerait bien. Ca aurait pu être écourté avec des phrases comme « et finissent par faire l’amour », des choses comme ça, mais non. On assiste à la description des langues qui se rencontrent, de l’excitation qui s’accélère, et franchement c’est juste gênant et inutile.

Au-delà de ces aspects qui m’ont un peu gâché ma lecture je retire quand même une bonne expérience avec ce livre. J’avoue même que la petite larme a coulé à la fin ! J’ai apprécié voir cette héroïne se battre comme une lionne contre sa maladie et qu’on nous montre aussi les moments de faiblesses. Mercedes est très attachante et on comprend totalement chacune de ses réactions qui sonnent extrêmement justes. Si je ne suis pas une grande fan de son histoire d’amour j’avoue être fan de ses parents. En effet je trouve que les parents sont souvent invisibilisés dans ce genre d’histoires d’adolescents malades. Ici les parents sont très présents et très différents l’un de l’autre. La mère est vraiment étouffante et surprotectrice, on la comprend bien sûr parce qu’on devine l’angoisse qu’elle a de perdre son enfant mais on ne peut pas s’empêcher de trouver que son amour est étouffant pour la pauvre Mercedes. C’est vraiment l’image de la mère trop encombrante et qui ne sait pas laisser un peu sa fille vivre en l’empêchant presque d’avoir des interactions sociales. Le père est beaucoup plus ouvert avec sa fille, moins protecteur ça n’empêche pas le lecteur de voir la force de l’amour qu’il lui porte. Il est le médiateur entre la mère et la fille, celui qui sait parfaitement tempérer les deux parties afin de conserver l’équilibre familial. Je n’ai pas grand chose à dire sur le frère de Mercedes et sa compagne mise à part qu’ils sont absolument adorables et délicats avec Mercedes, comme une sorte de champs de force face à la « maman lionne » quand Mercedes en a besoin. Je me suis énormément attachée à Alice, l’une des meilleures amies, qui est pour moi un personnage particulièrement intéressant. Pour moi c’est le personnage que j’ai trouvé le plus profond dans le sens où on suit vraiment ses péripéties, ses amours et ses problèmes. Elle est touchante tout en étant un vrai rayon de soleil ! Un peu plus de mal avec Camille qui était l’image de la « petite fille parfaite » par excellence.

J’ai trouvé cette lecture sympa avec une histoire touchante et délicate. Comme j’ai pu l’expliquer plus tôt j’ai été mitigée face à ce roman à cause de cette romance trop lisse et parfaite qui n’avait rien de réaliste. Comme cette histoire d’amour est très présente c’est vrai que c’est un peu dommage. J’ai néanmoins beaucoup aimé la force de caractère de Mercedes et la manière dont elle se bat pour vivre sa propre vie malgré sa maladie.

Retrouvez le livre juste ici !


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s