« Les Optimistes Meurent En Premier » ☆☆☆/☆

Salut à tous ! Aujourd’hui nous allons parler du livre « Les Optimistes Meurent En Premier » de Susan Nielsen aux éditions « Hélium ». J’avoue que j’avais un peu peur de cette lecture puisque j’avais déjà essayé de lire un des succès de cette auteure, à savoir « Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? », et je n’avais pas pu continuer ma lecture trouvant le roman inintéressant. 

Pétula est une personne pessimiste mais elle ne l’a pas toujours été. Depuis une tragédie qui a détruit sa famille elle a développé de nombreuses phobies qu’elle qualifie plutôt comme de la prudence face au monde extérieur. Un jour elle va faire la rencontre de « l’Homme bionique », un adolescent possédant un bras robot. Depuis ce jour la vie de Pétula a pris un nouveau tournant…

« – Les études montrent qu’en général les optimistes vivent dix ans de moins que les pessimistes.
– J’ai du mal à le croire.
– Evidemment : vous êtes un optimiste. Vous vivez dans l’idée fausse que tout ira comme vous voulez. Vous ne voyez le danger que quand il est trop tard. Les pessimistes sont plus réalistes. Ils prennent plus de précautions. »

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à commencer ce roman pour la simple et bonne raison que dès le début on se retrouve avec une pluie d’informations. Dès les premières pages on ne comprend pas la situation, on essaye de déceler un environnement, on comprend juste qu’il y a quelques personnes dans une pièces et que le personnage qu’on suit à des problèmes au niveau de l’hygiène. Ce surplus d’informations sans avoir de base c’est très désagréable à lire pour ma part parce que ça empêche ma projection de l’histoire.

Ce qui m’a dérangé c’est que toute l’histoire est prévisible, il n’y a aucune surprise et je ne sais pas vous mais moi j’aime être surprise quand je lis un livre. Si vous n’êtes pas non plus fleur bleue alors vous n’accrocherez pas avec l’histoire qui est remplie de clichés romantiques

« J’ai appris quelques leçons ce jour là :
1) La vie est injuste.
2) La tragédie peut frapper au moment où on s’y attend le moins.
3) Il faut toujours s’attendre au pire. Comme ça, on a peut-être une chance de se protéger, soi et ceux qu’on aime. »

Néanmoins il y a de nombreux points positifs qui, je pense, pourront toucher les adolescents

Ce livre aborde des sujets qu’on peut qualifier de « tabous » à travers chacun des personnages de l’histoire. On parle de phobie, de deuil, de traumatisme, de culpabilité, de reconstruction, de pardon, de séparation, de drames personnels, d’ouverture. Le personnage que l’on suit est foncièrement pessimiste parce qu’elle a subi des choses qui ont changé son comportement, qui elle était initialement. Chaque personnage à sa manière de réagir à un choc qu’ils ont subi, à des erreurs qu’ils ont commis et se retrouve dans un cercle « d’ARTthérapie » afin d’essayer d’exprimer discrètement le mal-être qu’ils ont en eux. Je pense sincèrement que le concept de thérapie peut aider beaucoup de gens à se reconstruire MAIS je conçois aussi que certaines personnes refusent la thérapie parce que le fait de parler à un inconnu d’un problème personnel c’est compliqué. Dans cette histoire il y a les deux, ceux qui parlent des problèmes à la spécialiste et ceux qui refusent et se soigne en parlant à leurs amis. C’est intéressant d’évoquer ces deux solutions parce que souvent on montre dans les romans soit l’une, soit l’autre. On remarque que le principe de la thérapie par l’amitié est quand même bien plus abordée que la thérapie avec un spécialiste dans ce livre. Les personnages estiment qu’entres eux ils peuvent se serrer les coudes et réussir à combattre les problèmes qu’ils ont. Il est également peu commun de voir un livre qui met en avant le concept d’art thérapie pour aider les gens qui souffrent. L’art est mis en avant comme une nécessité d’expression chez l’être humain.

Les personnages sont attachants, intéressants, différents et on a comme une impression qu’ils se complètent. Au début ils se détestent et petit à petit qu’ils se découvrent et se soignent entre eux, ils développent des liens forts. On ressent à la fois comme une adaptation à la situation de la part des personnages et la création d’une amitié atypique venue grâce à une souffrance, différente certes mais commune. On peut aisément se retrouver chez les personnages et j’avoue avoir vu en Pétula (la narratrice) certains de mes traits de caractères.

J‘ai aimé le concept du livre, l’histoire est bien construite, les personnages sont bien développés mais il manque ce petit quelque chose qui donne un côté inattendu. L’histoire a des longueurs, des hauts et des bas mais elle est claire, concise et simple. Le livre est clairement destiné a un public adolescent afin de pouvoir abordé des sujets sensibles, montrer qu’il y a toujours une solution et même si le personnage principal est pessimiste vous trouverez partout de l’optimisme et de l’humour dans « Les Optimistes Meurent En Premier » de Susan Nielsen

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